samedi 22 juillet 2017

Celle qui fait son bilan post-bypass #1: 3 semaines post-op

3

Me voilà donc à 3 semaines post-op. Cela fait maintenant 3 semaines que je cohabite avec Michel, mon mini-estomac. Oui, j'ai donné un nom à mon mini-estomac. Étant donné la place qu'il prend dans ma vie, il mérite bien un p'tit nom. J'ai choisi Michel, petit hommage à mon chirurgien-chéri ♥

Toute ma vie, ou presque, tourne autour de cette mini-poche de la taille d'un ballon de rouge ! Un estomac standard contient peut contenir jusqu'à 4 litres 😱 Aujourd'hui, mon mini-estomac ne peut contenir qu'environ 100ml, soit pas grand-chose: 

100ml = 1 petit verre ballon = 1 petit pot bébé = 1 demi mug = à peine 1 pot de yaourt.

Autant vous dire qu'une assiette à dessert me suffit amplement pour manger ! Les portions de mes repas étant minus, je suis obligée de faire 5 à 6 repas par jour:

- petit déj
- collation vers 10h
- déjeuner
- collation vers 15h
- re-collation vers 17h
- dîner

C'est un peu ça ma life

Et mes repas sont bien loin du combo entrée-plat-dessert hein. Je ne vais pas vous détailler le protocole de réalimentation post op en 4 étapes ici, je vous préparerai un article spécial à ce sujet. Mes repas, bien que peu copieux, durent néanmoins une bonne 40aine de minutes, voire davantage. Je ne peux manger que bouchée par bouchée, espacées d'une bonne minute histoire d'être sûre que la précédente est bien descendue. Et bien évidemment, INTERDICTION FORMELLE de boire pendant les repas.

La boisson d'ailleurs, parlons-en. Il est indispensable de boire toute la journée. En revanche, oubliez le litre et demi à ce stade, car c'est mort. A 1 mois post-op, on recommande 1 litre. Gorgée par gorgée, à une minute d'intervalle. Impossible de descendre 1 demi-litre de flotte cul-sec par grande chaleur comme je le faisais jadis.  Aujourd'hui je passe mon temps une bouteille à la main. Une bouteille d'eau hein, bande de poivrots ! Mais je dois également être prévoyante car interdiction de boire 30 minutes AVANT le repas, pour éviter de me couper l'appétit (si on peut encore l'appeler comme ça) et APRES le repas (pour éviter le phénomène de trop-plein qui ferait ressortir mon reps bien plus vite qu'il n'est entré). 

Avec tout ça, je dois tourner autour des 700 kcal par jour. Pour un corps habitué à fonctionner avec 1500-1800 kcal auparavant, ça doit lui faire drôle à mon organisme...

Moi avant !
 
Moi maintenant !
 
Bon, vous allez dire, "elle va finir par nous dire où elle en est niveau poids ou bien ?". Maaaaaais oui, je vais vous dire !

Attention les yeux, les poids donnés ci-dessous sont situés sur une échelle baleinesque... et je ne vous cache pas qu'il me faut sacrément travailler sur moi-même pour les écrire noir sur blanc au vu au su de tout l'internet...


MARS 2017: Poids début du rééquilibrage endocrino = 122,5kg  #sauvezWilly

21 JUIN 2017 : Poids avant régime préopératoire = 113,5kg #WillyEstAuRégime

28 JUIN 2017: Poids pesée préopératoire = 110,5kg 

J21 post by-pass :  103,7kg !

=> soit quasiment 7kg en 3 semaines de by-pass
=> soit 18,8kg en tout !


Petit bilan centimétrique sur le mois écoulé (régime préop + 3 semaines bypass):

* tour de cou : - 0,5 cm 
* tour de bras : - 3 cm
* tour de poitrine : - 4 cm
* tour de taille : - 4 cm
* tour de hanches : - 10cm
* tour de cuisses : - 6 cm
* tour de mollets : - 3 cm


Le plus impressionnant c'est les hanches / fesses, quand on sait que j'avais déjà perdu 20cm de tour de hanches avant l'opération par rapport à la mesure de l'endocrino ! Je commence à nager dans mes vêtements !

Voilà voilà ! Je suis plutôt satisfaite de ce départ même si je m'attendais à plus de perte, surtout quand on lit le témoignage de bypassés qui liquident 10 à 15kg par mois les premiers mois. Mais je me dis... Chi va piano va sano !

A bientôt les gens !!

mercredi 19 juillet 2017

Celle qui s'est faite opérer ! #Episode 2

3

=> Previously on MamanBaleine's blog: LE BY-PASS

Eh oui, encore une nuit blanche à Seattle Strasbourg ! Et pourtant Dieu sait si avec les restes de l'anesthésie je n'avais qu'une envie: Dormir. Roupiller. Pioncer. Mais manifestement, y'avait pas moyen.

Je vous plante le décor ?
 
1. Vous vous en doutez, le ballet des personnels soignants dans les couloirs et la douce musique des sonnettes des patients ne se sont pas arrêtés comme par magie pour me laisser pioncer, hein... Et si c'est déjà bien relou en temps normal, vous n'imagez même pas quand vous êtes crevée.

2. Ajoutons à cela un objet de torture très particulier: les jambières de compression pneumatiques. 
Il s'agit de contentions qui gonflent grâce à un moteur en exerçant une pression progressive. Ça remplace donc les bons vieux bas de contention de mamy non adaptés à mes cuissots éléphantesques.
 
(#publicitémensongère)

Si lorsqu'on me les a mises au bloc j'ai trouvé ça sympa, là c'était une toute autre chanson. Qui dit moteur dit bruit. Pas un peu de bruit. Beaucoup de bruit. BEAUCOUP. Ça vrombit non stop, ambiance youpi-j'ai-une-mobylette-au-pied-du-lit-qui-tourne-toute-la-nuit. Non seulement le moteur fait du bruit mais en plus les jambières tiennent grâce à des scratchs qui font un barouf d'enfer à chaque gonflement de la jambière.

Ah ! et j'vous ai pas dit, j'ai une tendance à la claustrophobie. Je ne me sens pas bien dans les espaces fermés, il me faut une porte de sortie facilement accessible. Pourquoi elle raconte ça ? penserez-vous ? Bah tout simplement parce qu'à cause de ces jambières je me sentais comme enfermée, piégée. Bref, ce truc qui me serrait les guiboles me rendait complètement folle. Je ne sais pas si c'était à cause de l'anesthésie qui me faisait encore planer à 10000 ou la fatigue extrême, ou le combo des deux.... mais sans déconner je me revois supplier les infirmières de m'enlever cet instrument de torture au plus vite sans quoi j'allais péter une pile.


(#badtrip #ladroguecestmal)

Et moi qui déteste les films d'horreur, ça me faisait aussi cet effet-là... (quoi, ça vous fait peur ça vous aussi ?) (oups) (bonne nuit hein)


Mais finalement je ne suis peut-être pas si bizarre que ça comme nana, puisque ma voisine de chambre a également supplié les infirmières de lui enlever ces foutues jambières qui l'empêchaient elle aussi de dormir.

3. Terminons enfin par le plus insupportable: les douleurs post-op. 
Eh oui, l'anesthésique ne faisant plus effet, j'ai eu le plaisir de faire connaissance avec toutes mes cicatrices et les douleurs qui vont avec. Impossible de trouver une position confortable. Je dors quasi toujours sur le côté, en chien de fusil. Impossible because une cicatrice de chaque côté sur le flanc. Dormir sur le ventre ? Avec trois cicatrices sur l'avant du bide, on va oublier. Reste donc l'option dormir sur le dos... ce qui m'est interdit because mon gros ventre et ma poitrine loloferrariesque pèsent trop lourd sur ma cage thoracique et me provoquent des pauses respiratoires (et en plus avec mes vertèbres lombaires soudées, ça me fait un mal de chien).

Autant vous dire que les nuits suivant l'intervention furent PAS DU TOUT reposantes ou réparatrices. Le seul endroit où je me sentais à peu près bien pour dormir c'était dans le fauteuil ou alors dans le lit en position semi-assise.
♫zombie, zombie, zombie hi hi hi oh oh oh ♫

Bref, j'ai vu défiler chaque minute de mes 2 premières nuits post-op... sans compter que malgré tout, je commençais à avoir un peu faim mais n'avais pas le droit de manger. Tout juste ai-je pu boire un petit peu d'eau pour prendre mes antalgiques.
 
 Allez, c'est tout pour le moment !



vendredi 14 juillet 2017

Celle qui s'est faite opérer ! #Episode 1

0

2 semaines.

Voilà 2 semaines que je vis avec mon "nouveau moi", la version 2.0 de moi-même avec un nouveau schéma digestif inside ! Il est quand même temps que je vous raconte un peu tout ça non ?

On m'a gentiment réveillée vers 7h du matin pour un dernier check-up puis je me suis dirigée vers la salle d'eau pour le toilettage décontaminant de rigueur et pour enfiler mon habit de lumière collection cul à l'air.


Je ne vous le cache pas, je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit-là. Le stress préop', l'impatience et la peur... mais aussi et surtout le va-et-vient incessant des personnels soignants qui entraient dans la chambre toutes les heures ou presque, les bruits dans le couloir, les sonnettes des autres patients que j'entendais à chaque fois (sympa la chambre juste à côté du bureau des infirmières). 

Mais bizarrement lorsque le brancardier est venu me chercher vers 10h30, j'étais tranquille, sereine, voire impatiente ! J'avais le sourire, discutais de tout et de rien avec lui. J'ai eu l'impression de traverser l'intégralité de l'hôpital tant le trajet fut long !

Puis nous sommes arrivés au sas d'accueil du bloc opératoire. On m'a stationnée dans une zone d'attente puis ce fut le défilé des infirmières de bloc, internes et médecin anesthésiste. Toujours les mêmes questions: "votre nom - prénom - date de naissance?" "vous venez pour quelle intervention ?" "vous êtes prête?" "avez-vous des questions?"

Après une vingtaine de minutes d'attente, à observer le ballet des soignants, tous de bonne humeur, à rigoler et à blaguer, ce fut mon tour d'entrer au bloc. La pièce était d'une blancheur immaculée, il faisait froid. Les murs étaient recouverts d'écrans blancs qui d'un coup sont devenus bleus. Ça faisait très futuriste, c'était très surprenant ! Puis on m'a demandé si je voulais changer de couleur 😲 Bien que ce joli bleu rappelait les profondeurs marines à la Baleine que je suis, j'ai demandé du rose, un rose bien girly et flashy ! Ils n'avaient pas arc-en-ciel, c'est couillon 😊

(#jesuisunelicorne) (#HelloKittycestlavie)

On m'a couverte avec une couverture toute chaude et placé des espèces de bottes en tissu qui se compriment avec un moteur pour éviter le combo phlébite / embolie.

Vint ensuite le SUPER moment de la pose de la perfusion, aka le supplice de l'aiguille. Je suis une plaie, un calvaire pour les infirmiers qui doivent me piquer. La pauvre infirmière anesthésiste a passé 20 bonnes minutes à reluquer mon bras gauche, à serrer / desserrer le garrot dans l'espoir de trouver une veine potable où fourrer son cathéter.

Une fois le cathé placé, un p'tit masque à oxygène sur le pif, une sensation de chaleur dans le bras perfusé et zou ! Plus de son, plus d'image, je me suis très vite endormie.


Je me suis réveillée en salle de réveil vers 16h, peut-être même plus tard. Comme d'habitude, j'ai mis 3 plombes à me réveiller de l'anesthésie, ambiance trucs qui bipent de tous les côtés. Il faut le savoir, j'ai un coeur lent. Très lent. Genre qui bat à 50 pulsations minute au repos en temps normal, alors je vous laisse imaginer au réveil d'une AG... #allôHoustononaunproblème

(#doucementlematinpastropvitelesoir)

J'ai quand même fini par retrouver mes esprits, mais pas de bol, ce n'est pas Alex Karev qui m'a fichu sa lumière dans les yeux !



(#dommage)


On m'a ramenée dans ma suite royale vers 17h30 et j'ai de suite demandé à me lever. Bah oui, urgence pipi et pas moyen qu'on me colle un bassin sous le derche pour que j'y fasse ma p'tite affaire (#questiondedignité)  (#pasfacilequandonestàmoitiéàpoil). Par contre, moi qui ne boit jamais d'alcool... j'ai vraiment eu l'impression d'être bourrée, complètement déchirée ! Pas facile de marcher jusqu'aux toilettes, entre la tête qui tourne, les douleurs postop et la blouse cul-nul qui se fait la malle (dévoilant la quasi intégralité de mon corps de rêve à l'aide soignante) (la pauvre).


(c'était un peu ça)

Dès le soir-même on m'a autorisé à boire un peu d'eau et donné les premiers médicaments (antalgiques et pansement gastrique). J'ai ensuite vu ma copine de chambrée revenir de son intervention, totalement stone elle aussi.

Mon chirurgien adoré est passé me voir en début de soirée pour prendre de mes nouvelles et m'expliquer que l'intervention s'était parfaitement passée, comme dans les livres. Ce chirurgien est une perle: non seulement c'est un ponte dans son domaine (cf l'article posté sur ma page Facebook ) mais en plus il est très souriant et agréable. J'aurai d'ailleurs la chance de le voir chaque jour matin et soir pendant mon hospitalisation, alors que ma copine de chambrée n'a vu le sien qu'à son retour en chambre.

J'aurais bien voulu vous dire qu'ensuite j'ai dormi du sommeil du juste toute la nuit mais non ! Entre les sempiternels bruits de l'hôpital, le personnel soignant qui défile et le bruit du moteur des jambières de contention, je n'ai pas fermé l'oeil... et ma copine non plus.

La suite ?




mercredi 28 juin 2017

Celle qui va se faire opérer J-1 !!

2

Bon bah voilà, ça y est ! Après 6 mois de tournée des blouses blanches et 9 mois depuis mon 1er appel téléphonique au NHC, j'y suis.

Demain je serai opérée de mon By-Pass ! J'ai donc été admise tout à l'heure en milieu d'après-midi et ai pris possession de ma suite 4 étoiles.




La pièce est lumineuse et très propre, le bâtiment est très récent. La salle de bain ne fait pas trop hôpital je trouve, c'est une vraie douche avec laquelle tu n'as pas à craindre de tremper toute la pièce vu qu'il y a une cabine (quand on sait que la plupart des douches d'hôpital n'en ont pas, pas même de rideau, c'est un détail qui a toute son importance).

Je partage ma chambre avec une dame d'une quarantaine d'années, d'origine marocaine. Elle est très sympa,  nous avons bien discuté ! Elle est là pour une sleeve.

Petite visite de l'interne du service, de l'anesthésiste puis du chirurgien, toujours aussi souriant. Puis ensuite check up de l'infirmière avec l'inévitable pesée. Et là verdict...

MOINS 12 KILOS !



Entre les efforts persos et les 3kg perdus grâce au régime préop, j'ai perdu un peu plus de 12 kilos. Le chirurgien était ravi ! et moi aussi bien évidemment. Tiens, ça me fais penser qu'il faudra que je vous fasse un post spécial "régime préop" dans quelques temps #quedubonheur 

On m'a ensuite servi mon dernier repas, un peu comme les condamnés à mort. Sauf que les condamnés à mort, eux, sont plutôt gâtés, on leur demande ce qu'ils ont envie de manger. Je vous laisse donc juger sur pièces... 


Brandade de poisson non identifié
Salade vinaigrette
Potage infusion à la tomate 
Fromage et pain
et la surprise.... le beignet à la framboise bieeeeeeeeeeeen gras !! C'est loin d'être un délice mais quel BONHEUR de manger du gras après une semaine au régime sec !

Je suis numéro 2 sur la liste des opérés du jour, donc je devrais raisonnablement entrer au bloc sur les coups de 11h du matin. A moi la grasse mat' !!! Ah, on me souffle dans l'oreillette que les infirmières font une première tournée vers 7h. #fuck 




Donc point de petit déj pour moi, je dois être à jeun à partir de minuit. Ensuite direction la douche pour le décapage au savon antiseptique et j'enfilerai mon habit de lumière, aka la-blouse-ouverte-côté-pile, bien évidemment à oilpé en dessous hein :-)

On me mettra ensuite les fameuses raaaaaaavissantes bandes de contention ! Pourquoi pas des bas ? me direz-vous ? Bah tout simplement parce que quand on a des jambonneaux (pour ne pas dire des cochons de lait) à place des guiboles, les bas c'est juste pas possible ! Ça ne tient pas du tout et tu te retrouves au bout d'à peine 2 minutes avec le bas tout enroulé jusqu'au genou, bas qui bien sûr a activé l'option "je-te-cisaille-le-jambon-tant-pis-pour-ta-circulation". J'ai demandé aux infirmières si je pouvais dégainer le porte-jarretelles pour les faire tenir mais apparemment, c'est pas possible. C'est couillon, j'aurai eu un swag de ouf en porte-jarretelle et blouse ouverte !

 Je vais essayer de bien me reposer cette nuit, même si ce n'est pas facile de dormir dans un hôpital quand on entend ce qu'il se passe dans le couloir et des sonnettes qui bipent sans cesse !

Ou peut-être ne dormirai-je pas à cause du stress, de l'appréhension, du fait qu'à partir de demain plus rien ne sera comme avant, que ma vie va changer, que j'aurai bientôt nouveau corps qu'il me faudra apprendre à aimer et à apprivoiser...

La suite ? Je vous la raconterai dans le prochain épisode, c'est à dire quand j'aurai récupéré suffisamment de forces.

Sortie prévue ce vendredi 30 en milieu de journée !

A bientôt !!

lundi 19 juin 2017

Celle qui va bientôt se faire opérer J-10

2

Comme je vous le racontais la semaine dernière dans mon dernier article, le grand jour de l'opération approche !! 

J-10 les amis ! 

Dans 10 jours à cette heure-ci, je serai très certainement encore dans les vaps suite à l'anesthésie générale. 

Mon programme pour l'hospitalisation ?

- Mercredi 28/06 à 15h30 admission à l'hôpital, pesée préop, visite de l'anesthésiste et du chirurgien qui me donnera les dernières infos avant la boucherie.



- Jeudi 29/06 ce sera le grand jour ! J'ignore encore à quelle heure je passerai sur le billard, j'espère que ce sera relativement tôt histoire de ne pas passer toute la journée à crever de faim dans l'attente d'être transférée au bloc (ce qui, soyons réalistes, arrivera très certainement). Si tout va bien, l'alimentation liquide sera reprise le jour-même. 



- Vendredi 30/06, i'm coming home (♫i'm coming home, tell the world that i'm coming home ♫). Je devrais être déchargée dans l'après-midi et mon cher et tendre viendra me chercher. J'espère que le retour se passera bien, car 1h30 d'autoroute + route de montagne avec les cicatrices toutes fraîches, j'le sens moyen.

Vous allez dire, 3 jours c'est quand même pas beaucoup... C'est le protocole en vigueur dans l'hôpital où je serai admise. C'est une chirurgie par coelioscopie, donc les cicatrices seront relativement petites. Et si tout va bien, pas la peine de rester là-bas. L'ablation des fils se fera à l'hôpital à J+8.

Je commence à réfléchir quoi emporter dans mon baluchon: produits de toilette, serviettes, brumisateur, vêtements trèèèèèèès amples et confortables, mouchoirs. Et pour passer le temps, la tablette pleine de séries télé et un bouquin. Pas trop envie de passer mon temps à regarder la télé car primo, pas dit que je sois toute seule et deuzio, me farcir une énième rediff de Charmed ou "Les Marseillais à Cancún", c'est juste trop demandé.

En voilà une bonne question pour tous ces dégénérés... #sciencefiction
 
En attendant l'hospitalisation, il me reste 2 petites formalités: la consultation anesthésiste mercredi 21 juin et un dernier bilan sanguin préop.
Oh lala j'y suis presque !!!!!!!!!!!!
 
 

mardi 13 juin 2017

Celle qui fait la tournée des blouses blanches #3

2

Salut salut !

Après vous avoir raconté la deuxième partie de mes tribulations dans mon parcours préop bypass ici, je m'en vais vous raconter la 3ème partie ! Et vous savez quoi ? Eh bien ce sera la dernière avant le D-Day !!

Mais oui mais oui l'école est finie , après avoir longuement attendu mon 3ème RDV avec le chirurgien pour faire le bilan, ça y est, on y est, j'ai ma date !

Maman Baleine se fera donc taillader la couenne le .... 29 juin 2017 !  Soit dans un peu plus de 2 semaines !!




Donc ouais, je suis GRAVE heureuse que cette opération tant attendue arrive enfin. Grave heureuse d'en avoir fini avec ce parcours du combattant, cette tournée des blouses blanches parce que mine de rien, j'ai enchaîné en l'espace de quelques mois !

Petit bilan de ma tournée des blouses blanches:
- Dentiste = check !
- Endocrino 3 RDV = check !
- Imageries diverses = check !
- Gastro-hépatologue = check !
- Cardiologue = check !
- Pneumologue = quasi-check !
- Psychiatre = check ! 
 
Allez, j'vous raconte la suite ? C'est parti mon kiki !


Commençons par le cardiologue:

Bon, rien d'extraordinaire, j'ai simplement eu droit au questionnaire de routine avec toujours beaucoup d'empathie de la part à nouveau d'une jeune femme médecin slave. Elle m'a ensuite fait une écho cardiaque ainsi qu'un tracé ECG. Pas de soucis de ce côté là, paraît que j'ai un cœur de sportif !!!! Mouarf, c'te blague !! Comme quoi sous le gras se cache une athlète !! (ou pas).
 
 

Ensuite ce fut le tour du pneumologue

Lors du 1er rdv, re-questionnaire de routine concernant notamment mon sommeil, l'idée étant d'écarter tout problème d'apnée du sommeil. Force est de constater que j'ai un sommeil merdique. Je me réveille toujours crevée, avec l'impression de ne pas être reposée, et souvent avec des maux de tête. Bref, vous le devinerez aisément, je ne suis pas du matin.
 
On a donc programmé une somnographie, c'est-à-dire passer une nuit de folie accompagnée d'un boitier et de capteurs collés un peu partout, des tuyaux dans le nez et saucissonnée avec des sangles de maintien ambiance rôti-bardé-ficelé #teamJustinBridou.
 
 
 
Autant vous dire que ce n'est pas super pratique pour roupiller tranquilou. Ah ! et vous pouvez toujours enfiler une jolie nuisette, vous aurez la sexy-tude d'un morceau de barbac ! Voyons le bon côté des choses, ça aura sûrement le mérite de faire marrer votre moitié ! (éloignez tout appareil photo ou téléphone portable, des fois que ce p'tit rigolo ait l'idée de vous immortaliser...).
 
J'ai donc effectué cet examen quelques jours après le RDV. Rapide, direz-vous ? Oui. Mais c'est sans compter les 3 semaines que j'ai dû patienter pour récupérer mon compte-rendu... J'ai littéralement dû harceler le pneumologue avec appels répétés au secrétariat pour finir par l'attendre devant sa porte histoire de récupérer mon foutu papier.

Après avoir poireauté presque 1 heure devant sa porte, miracle ! Il me reçoit et fait le point. Et là je comprends le pourquoi des 3 semaines.... Quel bordel dans son bureau !! Des dossiers, de la paperasse, partout... PAR-TOUT ! Empilés sur des chaises, étalés sur son bureau et jusque sur la table d'examen... C'est à se demander comment il fait pour s'y retrouver !
 
(Mais bien sûr ! #EtLaMarmotteElleMetLeChocolatDansLePapierDalu)
 
Au final, pas de véritable apnée du sommeil mais quelques pauses respiratoires chaque heure.  On appareille ou on appareille pas ? Rebelote avec le questionnaire de routine. Test pas concluant => Zou ! on recommence ! 3 jours plus tard me revoilà appareillée pour une nouvelle nuit de folie #JustinBridouForever. Nous sommes donc à 1 mois de l'échéance du dernier RDV avec le chirurgien. "Je vous tiens au courant dès réception du compte-rendu Madame !!".

Trois semaines plus tard, toujours rien. Walou. Nada. Que dalle. Pas de compte-rendu. Toujours pas de foutu compte-rendu. Là, je commence à suer à grosses gouttes. On est lundi, je revois le chirurgien le vendredi. Y'a juste PAS MOYEN que l'on décale tout à cause d'un foutu compte-rendu. 

C'est donc reparti pour l'Opération-Poireau-Devant-Le-Bureau ! La secrétaire est dépitée, moi aussi ! Finalement, je réussis à le choper entre 2 portes avec mon plus beau sourire pour qu'on fasse le point. Et donc verdict... Bah on n'appareille pas ! Oui, il y a des pauses respiratoires, mais la perte de poids devrait enrayer ça rapidos, on surveillera ça attentivement. Tant mieux remarquez, mais au final j'ai juste l'impression d'avoir perdu une montagne de temps pour rien.


On en arrive enfin au psychiatre:

C'était de loin le spécialiste que je redoutais le plus. J'avais trop peur qu'il me trouve complètement frappadingue #VolAuDessusDunNidDeCoucous .
 
 
Mais en fait je suis tombée sur un homme d'une trentaine d'années, plutôt beau garçon et au physique plutôt sportif. Il avait un sourire franc et l'air aimable, ce qui m'a aussitôt mise en confiance. J'avais peur de me retrouver dans un rapport de force, subissant des questions bizarres et avec cette impression de voir le moindre de mes mots ou gestes décortiqué sous un regard acéré. Mais en fait non ! 
 
La discussion fut plutôt facile et cordiale, je dirais même agréable ! Nous avons évoqué mon enfance, mon boulot (des profs, il en voit beaucoup... genre vraiment beaucoup) (coïncidence ? je ne pense pas), ma vie de famille. Bien évidemment, nous avons également évoqué mon rapport à la bouffe, au fait que je ressens le besoin de "me remplir" quand ça ne va pas.

Nous nous sommes vus 3 fois, à un mois d'intervalle à chaque fois. Bien évidemment, nous ne sommes pas allés au fond des choses hein, il ne s'agissait pas de faire un véritable travail de psychanalyse. Le but était pour lui de voir si j'étais apte à subir une chirurgie bariatrique, à modifier durablement mes habitudes alimentaires... Mais il fallait surtout évaluer mes motivations pour le By Pass et les raisons pour lesquelles j'avais pris la décision de passer sur le billard.

Au final, tout va bien chez moi, rien ne cloche ! Oui, je me gave pour me réconforter mais pas de quoi s'alarmer, c'est plutôt fréquent ! Je dois travailler sur mes "pulsions" et contrôler mes grignotages, ce que j'ai déjà commencé à faire depuis un moment (#torture). Il m'a remis un joli compte-rendu plein de mots incompréhensibles et qu'il a gentiment pris le temps de décrypter pour la novice que je suis.

Sinon en français ça donne quoi? #jargonmédical

Pour lui je suis une bonne candidate à la chirurgie bariatrique ! Il m'a souhaité bon courage et plein de bonnes choses. Il m'a également dit de ne pas hésiter à revenir le consulter après l'opération si jamais j'éprouve des difficultés. Eh oui, maigrir vite c'est génial quand on misère depuis des années. Mais c'est aussi un sacré bouleversement, pour nous comme pour notre entourage. Ces quelques séances m'ont apporté pas mal de choses et je pense qu'on se reverra après pour mettre les choses à plat.

Alors voilà, je suis arrivée au bout ! Le chirurgien était tout à fait ravi des conclusions des divers spécialistes. Prochaines échéances: 
 
=> le RDV avec l'anesthésiste
=> un dernier bilan sanguin préop'
=> et le fameux régime préop' pendant 8 jours !!!

Je vous raconterai ça bientôt !!

 
 

dimanche 28 mai 2017

Celle qui fait la tournée des blouses blanches #2

2

Hello all everybody !

Dans l'un de mes articles précédents je vous ai raconté la poursuite de mon parcours pré-opératoire en vue de mon by-pass.
Comme vous le savez, le parcours préop est un véritable marathon, un parcours du combattant pendant lequel vous enchaînez RDV et actes médicaux, avec le stress de ne pas réussir à tout faire avant la date fatidique du RDV avec votre chirurgien.
Aujourd'hui je tiens le bon bout, le 2 juin je retourne voir mon chirurgien pour le dernier rendez-vous préop avec à la clé, si tout va bien... ma date d'opération !

Petit bilan de ma tournée des blouses blanches:

- Dentiste = check !
- Endocrino 3 RDV = check !
- Imageries diverses = check !
- Gastro-hépatologue = check !
- Cardiologue = check !
- Pneumologue = quasi-check !
- Psychiatre = check !


Je vous ai déjà raconté ma rencontre avec l'endocrino. Je suis retournée la voir une troisième et dernière fois le 19 mai pour faire le point.  J'y suis allée un peu à reculons... Les mois d'avril et mai ont été relativement riches niveau bouffe... 

J'ai connu des soucis au boulot et mes bonnes vieilles habitudes sont revenues au galop. Putain de grignotage ! Eh oui, c'est mon mécanisme. Quand je vais pas bien, je bouffe. je n'y peux rien c'est maladif. 


J'ai néanmoins fait de très gros efforts et arrive plutôt pas trop mal à gérer mes envies de grignotage. Du coup, je vous laisse imaginer le peu d'envie que j'avais de monter sur la balance... Et pourtant...


- 6.1 kg !

Bon, la perte est minime par rapport à la dernière fois mais j'm'en fous ! c'est toujours ça de pris... ou plutôt de perdu 👍
J'ai donc eu droit au précieux sésame de l'endocrino, sa lettre d'accord pour l'intervention étant donné que je ne montre aucune contre-indication à la chirurgie.

Maintenant, reste à poursuivre avec le rééquilibrage alimentaire. en particulier jusqu'au dernier RDV avec mon chirurgien... qui me prescrira entre autre le fameux régime blancs d'oeufs à suivre 8 jours minimum avant l'intervention #joiebonheur


Et puisqu'on est dans le dégueu, faut que j'vous raconte ma séance photo du mois d'avril ! Vous vous en doutez bien, rien à voir avec un quelconque moment super glam ambiance strass, paillettes et haute couture hein...

Ou pas donc...

Naaaaaaan, moi c'était plutôt ambiance postures cheloues et blouses-d'hôpital-ouverte-derrière-ultra-sexy.
I'm too sexy for my shirt
Too sexy for my shirt
So sexy it hurts ♫ #TeamSexy

D'ailleurs, ces p****** de blouses d'hôpital à la con, on en parle ? Ok, faut que ça s'enlève vite, because on ne sait jamais, des fois qu'il t'arrive un truc et qu'il faille te foutre à poil en vitesse pour te charcuter. Mais quand même ... Plus anti-sexy et dégradant, y'a pas ! Déjà sur une personne "normale" c'est pas top, mais alors sur moi c'était juste humiliant.

Bah ouais, non seulement on voit ton cul parce que c'est conçu comme ça mais en plus, c'est juste pas ta taille donc on ne voit pas juste un bout de ta raie mais ton côté pile en entier because t'es tellement grosse que tu ne peux pas attacher les petites ficelles. Sans déc', faudrait que les fabricants de ces foutues blouses se penchent sur la question pour créer des modèles plus grands.

Bref, j'ai eu le plaisir immense de revêtir mon habit de lumière par 2 fois. La 1ère fois fut pour ma gastroscopie, aka la visite-guidée-de-mon-estomac-en-HD. 

Bon, j'ai fait ma flipette et l'ai demandée sous anesthésie générale histoire d'éviter de crépir le médecin avec mes restes de la veille (je m'abstiendrai de vous raconter l'épisode de la pose de la perf' en mode boucherie hein). Verdict du tournage: oesophagite grade II (en même temps je m'en doutais vu les brulûres d'estomac que je me paie depuis toujours #TeamGaviscon) et absence d'Helicobacter Pylori, la vilaine méchante bactérie à éradiquer avant toute chirurgie.

Est arrivé ensuite le combo écho abdominale + radio pulmonaire + TOGD. TOG quoi ? Le Transit Oeso-Gastro-Duodénal. Il s'agit de vérifier comment ça se passe là dedans quand on boit ou mange, pour voir les anomalies de transit. Comment ça se passe ? Bienvenue dans le monde merveilleux de la technologie !

On vous fait boire des grandes gorgées d'un produit de contraste, la baryte, un mélange absolument immonde, genre Smecta épais bien dégueulasse pour pouvoir checker son trajet en direct live par radio ! 


Le défi réside en ne pas vomir ledit produit et ne pas avoir de haut-le-cœur... Tout un défi, vraiment. Surtout quand après te l'avoir fait boire debout, on t'allonge sur la table de radio et te bascule en Trendelenburg, c'est à dire les jambes plus hautes que le reste du corps.

Tout ça pour quoi ? Prouver la présence d'un reflux gastro-œsophagien. En même temps, l’œsophagite, elle ne vient pas de nulle part hein.

Place ensuite aux radios pulmonaires, qui n'ont rien révélé de spécial, et à l'écho abdominale. J'ai eu le plaisir d'être prise en charge par une femme médecin roumaine absolument adorable. Oui, dans l'hosto de ma ville, les 3/4 des praticiens sont roumains. Ban oui, personne ne veut s'enterrer au fin fond du trou du cul du monde donc il faut faire appel à des médecins hors de nos frontières. Perso, j'adore ! Ils sont souvent bien plus sympa et souriants que les autres. Et beaucoup moins dans le jugement.

Bon, c'est sûr, ce ne fut pas une partie de plaisir car elle a du appuyer très fortement la sonde pour y voir quelque chose à cause de "l'épaisseur de ma paroi abdominale", sublime euphémisme pour évoquer la couenne de lard que j'ai sur le bide.

Ça tient chaud l'hiver


Mais elle s'est montrée étonnée de savoir que j'étais en parcours By-Pass. Pour elle, je suis tout à fait normale, pas franchement obèse. Je porte bien mes kilos et suis en bonne santé #toijetekiff #coeuraveclesdoigts. Là d'où elle vient, c'est un morphotype normal. C'est culturel, dans les pays de l'Est manifestement. L’embonpoint,  le gras, c'est signe de santé. Elle m'a parlée toujours avec le sourire, m'encourageant dans mes démarches même si pour elle ce n'est pas justifié car je suis "bien comme ça".  J'vais peut-être déménager par là-bas moi 😊 Je l'ai remerciée chaleureusement et m'en suis allée.

Et voilà, 2 étapes de plus de franchies dans ma course au by-pass. Je vous raconterai bientôt mes visites chez le cardiologue, le pneumologue et bien sûr chez le psychiatre !

La suite au prochain épisode !